Les cicatrices sont des traces laissées par une plaie après guérison. C’est en quelque sorte un phénomène inflammatoire de reconnaissance entre deux tissus.

Lorsque les tissus suturés sont identiques, la cicatrice est bien souvent fine. En revanche, si les tissus sont de nature différente (par exemple une cicatrisation entre une pseudo-muqueuse et une peau), il peut y avoir une réaction inflammatoire qui peut être minime ou, au contraire, très violente donnant des chéloïdes (excroissance cutanée en forme de bourrelet allongé et ramifié).

A l’exception de ces cicatrices chéloïdiennes dont la dermopigmentation risquerait d’aggraver l’inflammation, toutes les cicatrices sont « pigmentables » pour autant qu’elles soient stables, non évolutives et de surface restreinte (une cicatrice large est plutôt du ressort du chirurgien plasticien) et ce, même si elle concerne la jonction entre deux tissus de nature différente.

Ainsi, les cicatrices péri-aréolaires par exemple, correspondent à la suture de tissus différents qui donnent souvent une petite fibrose blanche à la limite extérieure de l’aréole. La pigmentation par dermographie permet de colorer la cicatrice péri-aréolaire de la même couleur que l’aréole elle-même rendant un grand naturel à l’ensemble.

Avec les pigments spéciaux très épais que sont les implants dermiques, on peut améliorer sensiblement une dépression (creux) cicatricielle en comblant légèrement le déficit avec le produit. L’implant dermique se conduit, outre sa fonction de coloration, comme un produit de « remplissage ». Il ne convient naturellement pas en cas de dépression importante.

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